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Mise en demeure contre l’UQTR

27.03.2019 Thématique: Actualités, Grève 1 Commentaire

Claudia Simard, de Radio-Canada Mauricie-Centre-du-Québec a couvert la nouvelle:

« Sept étudiantes sages-femmes ont envoyé une mise en demeure à la direction de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elles réclament le droit de reprendre un examen qui a eu lieu le 15 mars, lors de la grève étudiante pour le climat.

L’examen des sages-femmes de troisième année comptait pour 70 % de la note finale d’un cours selon ce que rapporte l’une d’elles, Anabel Gravel Chabot.

Un examen théorique que la direction a refusé de reporter. Sans ce cours, elle explique qu’il est impossible de s’inscrire à la dernière année d’études.

On pense que la raison pour laquelle cette reprise n’est pas accordée est tout à fait injuste et irresponsable de la part de l’Université.

Anabel Gravel Chabot

Les étudiants ont voté pour la grève lors d’une assemblée extraordinaire en mars, dans le but de se joindre au mouvement La Planète s’invite à l’université.

De son côté, l’UQTR, a choisi de ne pas suspendre les cours. Elle a averti les étudiants que les examens auraient lieu comme prévu.

En connaissance de cause, sept étudiantes sont allées à la manifestation. Huit autres se seraient présentées à l’examen.

Les étudiantes pénalisées affirment qu’il existe des mécanismes pour pouvoir reporter des examens à l’UQTR, selon le motif invoqué.

Cependant, on n’a pas obtenu la collaboration de l’UQTR déplore Anabel Gravel Chabot.

La direction de l’UQTR dit analyser la mise en demeure qu’elle a reçue, mais n’émettra pas de commentaire pour le moment.

Appel à la mobilisation

Sur les réseaux sociaux, les étudiantes lancent un appel à la mobilisation et proposent un modèle de lettre à envoyer par courriel aux trois intervenants de l’université concernés, pour les faire changer d’idée.

De son côté, l’Association des étudiantes sages-femmes du Québec (AESFQ) dénonce ce qu’elle appelle « une situation d’échec académique dans laquelle se retrouvent les étudiantes pour avoir respecté un mandat de grève ».

Dans sa publication, on peut lire que « Cet échec entrainera le retard de leur graduation d’un an s’il n’est pas rétracté. Ceci est inacceptable vu la pénurie de main-d’oeuvre en pratique sage-femme! ».

Les étudiantes reçoivent aussi l’appui du mouvement La Planète s’invite à l’Université, qui dénonce vivement la situation.

En ne voulant pas collaborer, en ne voulant pas lever les cours, c’est un déni non seulement de la démocratie étudiante, mais également des problèmes climatiques.

Valérie Deschamps, porte-parole du mouvement La Planète s’invite à l’université – UQTR .

Elle espère que l’Université sera plus compréhensive lors de la prochaine mobilisation prévue le 27 septembre prochain. »

 

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Étudiantes sages-femmes en situation d’échec pour avoir respecté un mandat de grève

26.03.2019 Thématique: Actualités, Grève 8 Commentaires

*** Appel à la solidarité de la part des étudiant.e.s sages-femmes***

Sept étudiant.e.s (la moitié d’une cohorte) se retrouvent en situation d’échec suite au respect d’un mandat de grève le 15 mars dernier lors de la journée « la planète s’invite à l’université ». Cet échec entrainera le retard de leur graduation d’un an s’il n’est pas rétracté. Ceci est inacceptable vu la pénurie de main d’oeuvre en pratique sage-femme! Vous pouvez nous aider en envoyant cette lettre aux administrateur.trice.s de l’UQTR et en distribuant cette demande largement dans vos réseau.

Pour soutenir les étudiantes sages-femmes, téléchargez la lettre suivante: (Lettre d’appui )  en envoyez-là à:

Rectorat@uqtr.ca

Adel-Omar.Dahmane@uqtr.ca (doyen aux études de l’UQTR)

Lucie.Hamelin1@uqtr.ca (Directrice du programme en pratique sage-femme)

Caroline.Paquet@uqtr.ca (Directrice du département de pratique sage-femme)

 

Vous pouvez aussi faire un don symbolique à l’Association des étudiantes sages-femmes du Québec par virement interact à l’adresse courriel ce.aesfq@gmail.com

Merci de votre soutien!

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Le mémoire sur les conditions financières des ESF, en résumé

15.04.2018 Thématique: Actualités Aucun commentaire

Le 20 février dernier, l’AÉSFQ a déposé un mémoire à l’Assemblée nationale, sur les conditions financières, spécifiques aux étudiantes sages-femmes.

 

Nous vous résumons les points saillants ici:

  1. Le programme d’aide financière aux études du MEES ne tient pas compte des contraintes économiques spécifiques à la formation des étudiantes sages-femmes.

 

Aucune dépense obligatoire n’est indemnisée pour l’ensemble des étudiantes sages-femmes pendant les quatre années du programme, elles doivent donc débourser, sans pouvoir travailler durant la majeure partie de leur formation, environ 21 140 $ en dépenses obligatoires liées aux stages auxquels coûts s’ajoutent les droits de scolarité, l’achat de livres, les frais de subsistance et de garderie/gardiennage, qui font facilement grimper la facture à 98 820 $ pour les étudiantes mères.

 

« Durant nos stages cliniques et notre internat, nous devons effectuer des visites prénatales et postnatales en plus d’assister à des accouchements à domicile et en centre hospitalier, à toute heure du jour et de la nuit, dans un rayon allant jusqu’à 100 km de la maison de naissance où nous travaillons. »

 

  1. Le MSSS ne reconnaît pas la contribution du travail des étudiantes sages-femmes stagiaires et internes.

 

À l’internat, les étudiantes sages-femmes prennent en charge 100% des tâches normalement assumées par leur préceptrice et assurent 100% des suivis de leur clientèle. Cela contribue grandement à l’organisation du travail des équipes sages-femmes.

 

« En stage, nous faisons partie prenante de l’équipe des sages-femmes ou de l’équipe de médecins avec qui nous travaillons. Nous travaillons selon des horaires atypiques, de nuit comme de jour, tels que vus précédemment, et offrons une très grande disponibilité à notre clientèle, peu importe notre niveau de stage. Actuellement, malgré une charge de travail et une responsabilité clinique grandissantes de stage en stage, nous n’avons droit à aucune reconnaissance financière ni aucun dédommagement pour des frais encourus par les stages (stationnement, repas, kilométrage, forfait de cellulaire, etc.). »

 

 

  1. L’endettement a un impact majeur sur le taux de diplomation des étudiantes sages-femmes.

 

Le taux de diplomation dans les délais prévus au baccalauréat en pratique sage-femme n’atteigne que 67 % contrairement à 85% dans les autres programmes de santé offerts par l’UQTR.

 

« La moyenne d’âge des femmes qui s’inscrivent au PBPSF est de 30 ans. Actuellement, 43% d’entre elles sont mères de famille, contrairement à une moyenne de 10% dans tous les autres niveaux d’étude confondus au Québec, ce qui les expose aussi à un endettement plus préoccupant, puisqu’il implique une famille. (…) L’éloignement du domicile familial de l’université visée joue un rôle en augmentant le coût de la fréquentation universitaire, en plus d’exiger un déracinement de la région d’origine. (…) Les étudiants plus âgés, parents, et qui ne résident pas chez leurs parents sont tous plus endettés. (…) Plus le coût des études est élevé, plus l’endettement est élevé. Avec plus de 6 000$ par an de frais obligatoires reliés aux stages, les étudiantes sages-femmes ont à débourser au-delà de 7 fois les frais annuels moyens des autres étudiantes québécoises. »

 

 

  1. La non-rémunération des stages et la non-adaptation du programme de prêts et bourses aux contraintes des étudiantes sages-femmes sont discriminatoires envers les femmes.

 

Il paraît évident que les étudiantes sages-femmes sont victimes d’une discrimination sexiste qui appauvrit les femmes et qui nuit à leurs études. Il est inacceptable pour une société qui se veut égalitaire, que les stages rémunérés soient dans les domaines d’études à prédominance masculine tels que le génie, l’informatique, le droit et, par le fait même, que les stages non rémunérés soient ceux à prédominance féminine tels que l’éducation à la petite enfance, les soins infirmiers et la pratique sage-femme.

 

« Les sentiments d’iniquité et d’impuissance sont souvent relevés chez nos étudiantes en situation de précarité financière compromettante. (…) À exigences égales, selon le principe d’équité, il est stipulé qu’un emploi traditionnellement occupé par des femmes, tel que celui de sage-femme, comportant une charge différente, mais équivalente, devrait obtenir la même rémunération qu’un emploi traditionnellement occupé par des hommes, comme celui de médecin. »

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Les étudiantes sages-femmes en point de presse à l’Assemblée nationale

12.04.2018 Thématique: Actualités Aucun commentaire

Les étudiantes sages-femmes se sont réunies pour un point de presse ce matin à l’Assemblée nationale. Nous avons interpellé le gouvernement libéral au sujet de nos conditions financières précaires afin qu’il passe à l’action!  Merci Gabriel Nadeau-Dubois.

Voir la vidéo sur la page de l’Assemblée nationale ici.

TRANSCRIPTION OFFICIELLE DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE (source ici)

9 h 09 (version non révisée)

(Neuf heures neuf minutes)

Le Modérateur : Bonjour, tout le monde. Bienvenue à ce point de presse. Alors, vont s’exprimer dans l’ordre : Gabriel Nadeau-Dubois, député de Gouin; Bérangère Paradis-Deschênes, Chloé Nadeau-Perrier, Françoise Hasty de l’Association étudiante sages-femmes du Québec, ainsi que Christiane Nault de la Coalition pour la pratique sage-femme. Merci.

M. Nadeau-Dubois : Bonjour, tout le monde. Ce matin, je suis entouré d’étudiantes sages-femmes pour vous mettre au courant d’une situation qui est particulièrement inquiétante. Chaque année, au Québec, il y a des dizaines de jeunes femmes qui s’engagent dans une formation pour devenir sage-femme, un métier qui est important, un métier, dont les bienfaits sur la santé et la sécurité des femmes sont reconnus. Ça fait 20 ans maintenant que c’est une pratique qui est légalisée, ça fait 10 ans que c’est inclus dans la politique québécoise de périnatalité, et pourtant, encore aujourd’hui, passer au travers de cette formation-là, c’est un défi. Pourquoi? Parce que c’est une formation qui nécessite plusieurs centaines d’heures de stage, et pourtant ces stages-là ne sont pas rémunérés.

Concrètement, on parle de plus de 2 300 heures de stage que font les étudiantes en pratique sage-femme, et ces 2 300 heures là ne sont pas rémunérées. C’est des conditions inacceptables surtout pour une pratique qu’on prétend vouloir valoriser, ça envoie un très mauvais message que de ne pas compenser, d’aucune manière, les 2 300 heures de stage qui sont effectuées par les futures sages-femmes au Québec. Vous savez qu’à Québec solidaire on a annoncé notre intention d’encadrer légalement et de rémunérer l’ensemble des stages au Québec. Il y a beaucoup trop de jeunes Québécois, de jeunes Québécoises qui travaillent sans être payés, c’est une forme de cheap labor moderne qui, pour nous, est inacceptable.

Alors, ça nous fait plaisir d’accueillir aujourd’hui les étudiantes en pratique sage-femme et de leur passer la parole pour qu’elles puissent défendre leur métier, défendre leurs conditions d’exercice parce que, si le gouvernement a des centaines de millions de dollars pour les médecins spécialistes, la moindre des choses, ce serait de trouver le 1,6 million de dollars que les futures sages-femmes viennent réclamer aujourd’hui au gouvernement pour rémunérer leurs stages.

Mme Paradis-Deschênes (Bérangère) : Merci, M. Nadeau-Dubois. Chères Québécoises, chers Québécois, aujourd’hui, nous sommes plusieurs étudiantes sages-femmes, membres de l’AÉSFQ, l’Association des étudiantes sages-femmes du Québec, à s’être déplacées à l’Assemblée nationale pour dénoncer l’alarmante précarité financière chez les étudiantes sages-femmes, qui retarde et entrave la diplomation de plusieurs de nos consoeurs du Québec et donc diminue l’accès aux soins de santé offerts par les sages-femmes.

Nous prenons la parole pour démontrer que les 2 352 heures…

9 h 12 (version non révisée)

Mme Paradis-Deschênes (Bérangère) : …à l’Assemblée nationale pour dénoncer l’alarmante précarité financière chez les étudiantes sages-femmes qui retarde et entrave la diplomation de plusieurs de nos consoeurs du Québec et donc diminue l’accès aux soins de santé offerts les sages-femmes. Nous prenons la parole pour démontrer que les 2 352 heures de stage et d’internat du baccalauréat en pratique sage-femme doivent être rémunérées.

L’AÉSFQ tient à faire comprendre au ministère de la Santé et des Services sociaux que le taux de diplomation des étudiantes sages-femmes a un impact réel sur l’accès aux services sages-femmes au sein de son système de santé et que l’endettement préoccupant des étudiantes sages-femmes entrave directement la diplomation des sages-femmes du Québec. Pour remédier à cette situation alarmante, l’AÉSFQ demande au ministère de la Santé et des Services sociaux de négocier une entente de service avec ses membres afin que celles-ci obtiennent un statut de salarié et reçoivent les compensations financières pour les frais encourus par leurs stages.

Maintenant, laissez-moi vous illustrer pourquoi il est dans l’intérêt de toutes et tous que le travail des étudiantes sages-femmes québécoises soit reconnu à sa juste valeur. Premièrement, un statut de salarié permettrait aux femmes et aux personnes qui veulent obtenir le titre de sage-femme devoir leur intégrité protégée en stage, notamment à travers les différents programmes de la CNESST. Deuxièmement, mettre un terme à l’endettement disproportionné imposé aux étudiantes sages-femmes permettrait de briser la barrière financière qui empêche plusieurs personnes de réaliser leur vocation de sage-femme et donc de diversifier la communauté des sages-femmes du Québec. Troisièmement, éradiquer l’endettement des étudiantes sages-femmes augmenterait notre taux de diplomation et soutiendrait les équipes de sages-femmes qui se trouvent actuellement en manque d’effectifs criant partout à travers la province. Finalement, toutes ces mesures augmenteraient l’accessibilité soins offerts aux femmes et aux familles du Québec.

Mme Nadeau-Perrier (Chloé) : Alors, bonjour. Moi, je suis membre du conseil d’administration du Regroupement Naissance-Renaissance qui est un regroupement politique qui milite entre autres pour le respect des femmes en période périnatale. Je suis ici pour remplacer Lorraine Fontaine qui est coordonnatrice de la Coalition de la pratique sage-femme et qui, la coalition, représente plusieurs membres dont la CSN, la FFQ, le Regroupement Naissance-Renaissance entre autres.

Donc, voici les propos que Lorraine Fontaine aurait voulu vous dire donc. Alors, la Coalition pour la pratique sage-femme  qui représente pas moins de 800 000 personnes appuie résolument les étudiantes sages-femmes dans leur démarche de reconnaissance financière. Nous considérons que des conditions décentes mèneraient à un taux de diplomation plus élevé et donc à un plus grand accès aux services…

9 h 15 (version non révisée)

Mme Nadeau-Perrier (Chloé) : …alors, la Coalition pour la pratique sage-femme, qui ne représente pas moins de 800 000 personnes, appuie résolument les étudiantes sages-femmes dans leurs démarches de reconnaissance financière. Nous considérons que des conditions décentes mèneraient à un taux de diplomation plus élevé, et donc, à un plus grand accès aux services sage-femme. Cela est nécessaire pour le déploiement des services et l’accès à travers le Québec pour toutes, parce que de nombreuses femmes se voient refuser un suivi sage-femme durant leur grossesse, faute de suffisamment de sages-femmes et de maisons de naissance. Le déploiement des services promis dans la Politique de périnatalité 2008‑2018 du gouvernement libéral est loin d’être atteint. Nous n’en sommes qu’à 3,9 % des 10 % visés. Nous croyons fermement qu’en soutenant les étudiantes sages-femmes, cela aura pour effet d’améliorer les services de première ligne en périnatalité au Québec.

Mme Hasty (Françoise) : Je vais maintenant vous partager un extrait de mon parcours personnel comme étudiante sage-femme et des éléments qui ont contribué à mon endettement grandissant.

Donc, je suis étudiante interne sage-femme, c’est-à-dire en dernière année de ma formation, et j’ai la… tout comme les résidents en médecine de famille, qui font des suivis de grossesse, j’ai la responsabilité clinique entière des couples que je suis. À travers ma formation, à travers les quatre ans et demi de pratique, j’ai dû déménager ma famille et mes enfants à plusieurs reprises pour suivre les exigences de la formation.

Je suis partie de Montréal pour aller à Trois-Rivières, le seul endroit où la formation se donne. Je suis retournée à Montréal pour être en stage. Ma famille et moi, on s’est établis à Sherbrooke pour être en stage aussi. Puis j’ai dû retourner à Montréal. Et comme je ne voulais pas bouleverser l’entièreté de ma famille, j’ai payé un deuxième loyer entièrement à mes frais. Il n’y a pas de compensation financière offerte par le baccalauréat ni par le programme d’aide financière aux études. Ensuite, je suis retournée à Trois-Rivières, là aussi en payant un deuxième loyer et, là aussi, sans aucune compensation.

Ensuite, à travers toutes ces années-là, j’ai parcouru des milliers de kilomètres pour aller visiter les femmes dans des visites pré et postnatales. Ces milliers de kilomètres que j’ai parcourus ont été entièrement à mes frais. On doit se procurer nous-mêmes une automobile, payer le kilométrage, payer l’essence, alors que les sages-femmes et les professionnels de la santé sont rémunérés chaque fois qu’ils font des sorties dans le cadre de leur travail avec leur véhicule personnel.

Finalement, j’ai eu la chance d’accueillir dans ma famille une deuxième petite fille pendant ma formation. Malheureusement, comme je n’ai pas été rémunérée durant mes stages et que je n’ai pas pu travailler non plus durant mes stages, parce qu’on est de garde 24 heures sur 24 jusqu’à sept jours consécutifs, ce qui rend impossible le fait d’avoir un travail, je n’ai pas eu de revenu avant mon congé de maternité. Donc, je n’ai pas eu droit au RQAP, augmentant encore plus mon endettement.

Ce témoignage-là, je vous le transmets parce que c’est important, aujourd’hui, que ça change et que le gouvernement soit à l’écoute.

Mme Nault (Christiane) : Depuis la création du seul programme de baccalauréat en pratique sage-femme du Québec à…

9 h 18 (version non révisée)

Une voix : …donc je n’ai pas eu droit au RQAP, augmentant encore plus mon endettement. Ce témoignage-là, je vous le transmets parce que c’est important aujourd’hui que ça change et que le gouvernement soit à l’écoute.

Mme Soulière (Mayou) : Depuis la création du seul programme de baccalauréat en pratique sage-femme du Québec à l’UQTR en 1999, les étudiantes sages-femmes du Québec sont à bout de souffle. Déjà, dans la première évaluation du baccalauréat en pratique sage-femme en 2006, les étudiantes, les sages-femmes et les enseignants accusaient l’endettement… consultés, pardon, accusaient l’endettement causé par les particularités du programme, comme un obstacle à la diplomation des sages-femmes. Cinq ans plus tard, en 2011, l’Association des étudiantes sages-femmes du Québec est née, et nous avons fait de l’amélioration à nos conditions financières un mandat prioritaire, qui a d’abord mené à la production et au dépôt d’un premier mémoire sur l’état de nos conditions financières en 2013. Depuis, les étudiantes continuent à se mobiliser pour que ça change.

Entre-temps, les internes au doctorat en psychologie ont obtenu la rémunération de leur internat. Les étudiants et enseignants ont obtenu une compensation financière de leur stage final et la Fédération des médecins résidents du Québec ont une nouvelle entente avec le ministère de la Santé et des Services sociaux. L’Association des étudiantes sages-femmes du Québec constate que seulement 1,6 million de dollars par année, soit 0,004 % du budget 2018‑2019 alloué en santé seulement, seraient nécessaires pour la rémunération et les compensations financières de l’ensemble des étudiantes sages-femmes. En octobre prochain, le Québec sera en élection, il est dans l’intérêt du gouvernement libéral de rapidement se mettre en action pour atteindre les cibles qu’il s’était fixées dans sa politique de périnatalité 2008‑2018.

Et puis, en passant, je ne suis pas Françoise Hasty, je suis Mayou Soulière. Ma collègue est présentement à un accouchement, c’est réel, nous militons et faisons ce point de presse en étant en stage et de garde.

Une voix : Pour terminer, depuis le 8 mars dernier, Journée internationale de la femme, chaque membre du gouvernement est au fait des demandes des étudiantes sages-femmes. Ils sont au courant de la précarité financière dans laquelle nous évoluons, car nous leur avons fait parvenir individuellement à chacun une copie du mémoire décrivant nos conditions d’études. Une pétition a été entamée, le lundi 9 avril dernier à l’Assemblée nationale, pour que les stages et l’internat en pratique sage-femme soient rémunérés, et la pétition totalise actuellement près de 600 signatures. Nous avons déjà l’appui formel de la Coalition pour la pratique sage-femme et du Regroupement Les sages-femmes du Québec. Une campagne de sensibilisation vidéo, portant sur la précarité des étudiantes sages-femmes, est en cours depuis mardi le 10 avril dernier.

Pour la santé des femmes et des familles du Québec, il est temps que le gouvernement fasse sa part et s’assoie avec nous…

9 h 21 (version non révisée)

Mme Hasty (Françoise) : …du Regroupement Les Sages-femmes du Québec. Une campagne de sensibilisation vidéo portant sur la précarité des étudiantes sages-femmes est en cours depuis mardi le 10 avril dernier. Pour la santé des femmes et des familles du Québec, il est temps que le gouvernement fasse sa part et s’assoie avec nous. La précarité des étudiantes sages-femmes doit cesser. Merci.

Le Modérateur : Merci beaucoup. On va passer à la période de questions. Est-ce qu’il y a des questions sur le sujet? Pas de questions sur le sujet. Merci beaucoup. Bonne journée.

Une voix : Merci.

(Fin à 9 h 21)

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Le journal Les PasSages volume 5: Thématique inclusion!

Pour télécharger le journal, cliquez ici!

 

Mot du comité inclusion

 

Le comité inclusion de l’Association des Étudiantes Sages-Femmes du Québec (AÉSFQ) est fier de vous présenter le fruit de son travail : une édition du journal étudiant entièrement consacrée à la thématique de l’inclusion.

 

Ce comité a été formé à l’automne 2017 avec la mission d’amorcer la réflexion sur les enjeux d’inclusion et de diversité en pratique sage-femme, un sujet divisif (!) qui a causé dès sa création émoi et prise de parole en assemblée. Les huit étudiantes sages-femmes de première à quatrième année qui en sont les fondatrices ont passé les mois suivants à lire, réfléchir et écouter durant les heures volées à nos obligations d’étudiante sage-femme, de mère, d’amie et de partenaire.

 

Dans les pages suivantes, vous trouverez des articles rêvant les possibles d’une pratique sage-femme adaptée aux hommes trans, alliée des personnes en surpoids, accessible aux personnes migrantes à statut précaire, culturellement sécuritaire, souverainement autochtone, engagée dans les enjeux de justice reproductive, adéquatement rémunérée et ouverte à la diversité dès l’admission au bac. Vous trouverez des suggestions de lecture pour poursuivre la réflexion et de comptes Instagram pour inonder vos téléphones de la riche diversité de l’expérience de l’enfantement. Vous trouverez des oeuvres d’artistes d’ici comme d’ailleurs.

 

Nous avons lu, réfléchi, écouté et écrit depuis notre position de privilège, dans l’optique de s’allier à celles et ceux qui n’ont pas la faveur de la culture dominante. Nous sommes blanches, éduquées, financièrement précarisées mais capables, citoyennes, femmes cisgenres et d’ascendance québécoise. La violence de l’exclusion que nous décrions, nous ne l’avons pas vécue. C’est avec humilité que nous nous mettons au service de réalités autres que la nôtre, dans l’espoir de former un pont entre les différences. Nous accueillons la critique avec cette même humilité, en chemin vers la déconstruction d’un conditionnement social profond incitant à la division et à l’évitement de conflits qui peuvent pourtant être porteurs de sains changements.

 

Nous nous adressons notre première critique en déplorant l’absence en ces pages d’articles au sujet du capacitisme et de la réalité vécue par les personnes en situation de handicap. L’absence de témoignages est aussi à souligner : être à l’écoute ne suffit pas, il faut savoir passer le micro. Nous en prenons bonne note.

 

Ce journal a été rendu possible grâce à la collaboration d’une équipe élargie de rédaction, de révision et de mise en page qui a travaillé entre deux accouchements et déménagements, nuit et jour, sans rémunération, sans électricité parfois, mais toujours dans la joie de l’insoumission et de la prise de parole.

 

Merci à l’AGEUQTR pour le financement de l’impression, réalisée en territoire abénakis non cédé dans les presses militantes de la Well-Sud.

Et un merci tout spécial à un certain raton qui a assuré le marathon de la mise en page afin que nos mots puissent vous rejoindre à temps.

 

Bonne lecture et bon printemps,

 

Les étudiantes fondatrices du comité inclusion de l’AÉSFQ

 

Anabel Gravel Chabot

Élisabeth Lamarre

Eugénie Champagne

Gabrielle Filiou-Chénier

Léa Rancourt

Marylène Dussault

Nerea Chabot-Soloaga

Victoria Gosselin

 

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« Une étudiante sage-femme à la mer » dans le journal de Montréal

7.04.2018 Thématique: Actualités 1 Commentaire

L’article d’une étudiante sage-femme a été publié dans la rubrique « le choc des idées » du journal de Montréal samedi le 7 avril dernier.  Celui-ci dénonce la précarité financière vécue par beaucoup d’étudiantes sages-femmes, due à la nature de leur formation.

« Je suis étudiante sage-femme et maman. Il y a de ces moments où je me sens submergée et où je me demande si je viendrai un jour à bout de ce baccalauréat de quatre ans et demi.

Car celui-ci comporte 2352 heures de stages non rémunérés, dans des conditions qui m’empêchent d’occuper un emploi : je dois être de garde 24 h sur 24 jusqu’à 7 jours consécutifs ; effectuer des visites pré et postnatales, et assister à des accouchements à domicile, en maison de naissance et à hôpital à toute heure du jour et de la nuit, dans un rayon allant jusqu’à 100 km. Et ce, sans aucune reconnaissance financière ni dédommagement pour tous les frais encourus par mes stages. »

Pour avoir accès à l’article entier, cliquez ici.

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Grève et Marche contre les violences sexuelles et l’exploitation – 8 mars 2018

Afin de faire pression sur le gouvernement, les étudiantes sages-femmes sont en grève et se joindront à la Marche contre les violences sexuelles et l’exploitation, organisée par la Coalition montréalaise pour la rémunération des stages. La marche partira à 15 h le 8 mars 2018 de la Place Norman-Bethune à Montréal.

L’Association des étudiantes sages-femmes du Québec (AÉSFQ) souhaite vous interpeller à l’occasion de la journée internationale des femmes qui aura lieu demain. Nous souhaitons rappeler l’importance d’optimiser le taux de diplomation des futures sages-femmes afin d’améliorer la santé des femmes et des familles. Or, les étudiantes sages-femmes, naviguant dans un cursus traditionnellement féminin, subissent l’injustice d’un système qui ne reconnait pas le fardeau financier inhérent à la spécificité de leur formation (Communiqué de presse ICI).

Il nous ferait plaisir de coordonner la tenue d’une entrevue avec Mme Hasty, présidente de l’AÉSFQ, afin de discuter des conditions de stage déplorables des étudiantes sages-femmes et de leurs revendications, ainsi que de l’impact majeur de cette situation sur les étudiantes, leur famille et toute la population québécoise.

N’hésitez pas à contacter Mme Hasty pour toute information additionnelle ou pour une demande d’entrevue, par téléphone au 581-777-3879ou par courriel à l’adresse suivante: francoise.hasty@uqtr.ca

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Mémoire sur l’État actuel des conditions financières des étudiantes sages-femmes

Voici le mémoire tant attendu sur l’État actuel des conditions financières des étudiantes sages-femmes qui a été envoyé aujourd’hui au Ministre de la Santé et des Service sociaux, monsieur Gaétan Barette afin de réclamer auprès de lui une amélioration de notre situation financière par différents moyens.

Le 2o février les étudiantes sages-femmes ont été en grève afin de se mobiliser pour la rémunération de tous les stages en solidarité avec plusieurs associations étudiantes à travers le Québec. L’Association des étudiantes sage-femme compte également être en grève le 8 mars prochain. Pour plus d’information, suivez-nous sur Facebook! Association des étudiantes sages-femmes du Québec – AÉSFQ

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Aurore Bégin, Isabelle Brabant: maintenant sur Wikipédia!

Ça bouge en début d’année à l’AÉSFQ, la tête pleine de soleil, les batteries rechargées. On reprend petit à petit nos activités de comités et du nouveau vent s’amène dans nos comités.

Cet été une grande femme nous a quittée, Stéphanie St-Amant, et nous prenons temps de se remémorer qui elle était en écoutant l’épisode 16 de Co-naître ensemble.

Nous avons donc débuté un projet de reconnaissance et de mémoire. Nous savons à quel point l’histoire est à écrire pour les femmes. Ainsi, Aurore Bégin et Isabelle Brabant ont reçu une page Wikipédia cette année. Nous vous invitons à ne pas être gênées et à contribuer à l’encyclopédie en ligne. Ajoutons du contenu québécois, féminin, sage-femme! Nous planchons sur plusieurs pages pour faire connaitre nos sages-femmes pionnières mais aussi les évenements marquants, comme les colloques Accoucher ou se faire accoucher par exemple. Alouette, tout ce qui a une valeur historique et qui mériterait d’être reconnu, ça va bien dans une encyclopédie.

Bonne fin de septembre et bon automne!

“BIRTH” pour Mars dans le calendrier 2016 du Taproot Magazine. Watercolor, collage, colored pencil. Phoebe Wahl, 2015.

 

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Les PasSages volume 4, maintenant en ligne!

 

Voici  le moment tant attendu de la sortie en ligne du Journal des étudiantes sages-femmes du Québec.


Dans cette 4e édition (oui oui, déjà le volume 4), vous trouverez des poèmes, des textes de réflexion et des textes d’information. En espérant que le tout vous nourrisse, merci de nous lire.

Vous pouvez consulter le journal  ICI.

Sans hésitation, imprimez-le, lisez-le, partagez-le, co-construisons le monde dans lequel nous voulons évoluer.


Au creux des pages, vous trouverez ces articles:

Le losange de Michealis appliqué à l’ostéopathie
L’actée bleue & l’actée noire
L’hygiène naturelle infantile : dès la naissance, pourquoi pas?!
Le coeur des femmes
Chère étudiante sage-femme
Donner naissance sereinement, dans le calme et la confiance; pourquoi pas l’autohypnose?
L’école du stress
Ovule
Voyage au centre de mon sexe
La salutogènèse et la pratique sage-femme


Merci à nos précieuses collaboratrices et précieux collaborateurs, sans qui le journal n’existerait pas:

Artistes: Anaïs Boiral, Valérie Bourque, Évelyne Lessard-Lafond, Jean-Phillipe Brochu & Chloé Markgraf

Auteures: Élisabeth Lamarre, Nerea Chabot Soleaga, Éliane Labrosse, Danielle Mercier, Nathalie Séguin, Anabel Gravel Chabot, Évelyne Lafond-Lessard & Isabelle Lebire

Auteur: Samuel Langlois

Mise en page: Gabrielle Filiou-Chénier

Coordination et correction: Éliane Labrosse & Mélanie Bergeron-Blais

Soutien et collecte de textes: Maude Arsenau-Richard, Eugénie Champagne & Maïté Lorenzato

Merci à l’AGE-UQTR pour son soutien financier.

 

 

 

 

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