Les étudiantes sages-femmes se mobilisent

ENJEUX

Naviguant dans un cursus traditionnellement féminin, les étudiantes sages-femmes (ESF) subissent le sexisme institutionnalisé d’un système politique et social qui ne reconnait pas le fardeau financier qu’implique leur formation. Pour une ESF, il est obligatoire de réaliser 2352 heures de stage non-rémunéré, faisant de cette formation, le baccalauréat avec le plus grand nombre d’heures de stages non-rémunérés au Québec.  Avec les frais de déplacement, de logement ainsi que l’impossibilité d’occuper un emploi en étant de garde, les ESF ont à débourser plus de sept fois les frais annuels moyens des autres étudiants québécois, ce qui fait que le taux de diplomation au baccalauréat en pratique sage-femme (BPSF) dans les délais prévus est 18 % plus faible que dans les autres programmes de santé offerts par l’UQTR.

Le 20 février 2018, les ESF ont envoyé un mémoire au bureau de Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux faisant état de cette situation inéquitable. Depuis, Il apparait clair qu’il est urgent de soutenir les ESF pour augmenter le nombre de finissantes au BPSF, ce qui aura pour conséquence de mieux desservir la population et d’améliorer la qualité des soins de première ligne en périnatalité.

L’AÉSFQ a estimé qu’il coûterait 1,6 million de dollar – soit 0,004% du budget gouvernemental annuel prévu en santé- pour rémunérer les stages et l’internat de toutes les ESF. De plus, une fois graduées, les sages-femmes offrent un suivi périnatal nettement moins coûteux pour le système de santé.

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REVENDICATIONS

L’AÉSFQ demande  au Ministère de la Santé et des Services sociaux de négocier avec elles une entente de services afin de :

  1. Créer un système équitable de rémunération de leur stages cliniques et de leur internat;
  2. Fournir des indemnités pour les dépenses encourues par les stages cliniques et l’internat.

Finalement, l’AÉSFQ demande au Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur:

  1. D’adapter le programme d’aide financière aux études actuel, aux exigences financières particulières du programme de BPSF;

CAMPAGNE DE SENSIBILISATION

En date du 10 avril 2018, l’AÉSFQ lance une campagne de sensibilisation sur la réalité financière précaire des étudiantes-sages-femmes.

 

 

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